
Le Wooly weekend arrive dans moins d'une semaine! J'ai récemment interviewé James Lowe, chanteur du légendaire groupe psychédélique The Electric Prunes, en vue de leur passage au Wooly weekend, le 8 août prochain. Je n'ai malheureusement pas réussi à enregistrer notre conversation... l'entrevue audio devait se retrouver dans le podcast Épisode 16: Spécial Wooly weekend de Vente de garage, mais la voici qui se retrouve en article format Q&A écrit sur le blogue!
The Electric Prunes, une mauvaise image pour les prunes
Félix B. Desfossés
Résumé de l’histoire des Electric Prunes : Le groupe se forme en 1965, enregistre sa pièce maîtresse I Had Too Much to Dream (Last Night) en 1966 et connaît un succès important. S’en suit un excellent premier album garage/psychédélique, puis un second album plus ténébreux, Underground, qui passe presque inaperçu. Leur troisième album, Mass in F Minor, est composé par David Axelrod. L’enregistrement est laborieux et mène lentement à la dissolution du groupe. Après plusieurs moutures douteuses, dont une excluant tout membre original de la formation, le groupe cesse d’exister au début des années 70. En 1972, I Had Too Much to Dream (Last Night) sert de pièce d’ouverture pour la mythique compilation Nuggets qui permettra aux générations suivantes de découvrir The Electric Prunes. Le groupe se reforme au tournant du millénaire. Depuis, les Prunes ont lancé trois albums et ont recommencé à tourner, arrivant au monde à temps. Entrevue avec James Lowe, pionnier du psychédélisme, chanteur, « auto-hapriste » et prune électrique en exil dans une république de banane.
C’est quoi ce nom, The Electric Prunes?
Pour nous, ça représente la musique, électrique, et l’absurdité d’une prune.
Alors, c’est vrai qu’un genre d’«American prunes council » a décrété que votre groupe donnait une mauvaise image au fruit?
Oui, c’est vrai. Ils ont même fait changer le nom du produit pour « pitted plum », de peur d’associer leurs produits à notre musique!
Quelle importance la drogue a-t-elle eut dans votre processus créatif?
On se fait souvent demander ça… bien sûr, nous avons pris de la drogue et de l’alcool, mais si je compose quelque chose en étant stone, quand je le réécoute après, j’aime moins ça. Et je ne joue vraiment pas bien quand je suis saoûl, donc, j’essaie de me tenir loin de ça.

The Electric Prunes, circa 1967
Pourquoi avoir enregistré une reprise de 7 and 7 is de Love sur votre album Artifact (2001)?
On avait appris la chanson pour un concert qui devait avoir lieu afin d’amasser des fonds pour libérer Arthur Lee (chanteur de Love) de prison. Finalement, le concert n’a jamais eu lieu puisqu’il a été libéré (!). Nous avons donc décidé d’enregistrer notre version quand même.
Est-ce vrai que le groupe canadien The Collectors a joué à votre place sur plusieurs chansons de votre troisième album Mass in F Minor?
Après trois jours de studio, le producteur de l’album nous a dit que notre rythme d’enregistrement était trop lent. Il a donc décidé d’engager d’autres musiciens pour certaines pistes, comme il était usage de le faire à l’époque. Notre batteur et notre bassiste sont sur toutes les chansons, je chante sur certaines, mais, effectivement, y’a des gars des Collectors qui ont contribués aux pistes de guitare lead, entre autres.
J’ai lu quelque part que vous n’étiez pas au courant que votre chanson Kyrie Eleison allait être utilisée pour la trame sonore du film culte Easy Rider, c’est vrai?
Oui, c’est aussi vrai. Notre compagnie de disque, Reprise, a dû s’en occuper sans nous en parler, parce que je me souviens être assis au cinéma durant une représentation d’Easy Rider et, tout d’un coup, j’entends ma chanson qui joue! J’étais très surpris, bien sûr, je suis très heureux que notre chanson s’y soit retrouvée, puisque c’est un film culte, mais, à ce moment, j’avais quitté le groupe et pire, on a jamais été payés pour!
Est-ce vrai qu’après ton départ, en 1968, y’a un jeune Kenny Loggins qui s’est joint au band?
Oui, c’est vrai. Mais je n’étais plus là pour le voir jouer. Je crois que son passage dans les Prunes était plutôt un « stepping stone » pour lui. Il avait ses propres compositions et il a avancé avec sa carrière assez rapidement.
Est-ce qu’un membre des Eagles aurait aussi joué avec un alignement tardif des Prunes?
Tu sembles en savoir plus que moi à propos de ça…
Vous me parlez présentement en direct de la République Dominicaine, que faites-vous là-bas?
Depuis les 22 dernières années, je passe 6 mois par an en République Dominicaine dans un complexe fondé par un québécois! C’est plein de canadiens-français ici! J’adore ça, c’est un coin magnifique pour la planche à voile.
The Electric Prunes, en tête d’affiche du Wooly weekend, 8 août, Théâtre Plaza, Montréal.

James Lowe aujourd'hui
2 commentaires:
Je tiens à être le premier à te féliciter pour cette entrevue! La question des Collectors me hantait depuis un moment... Merci d'avoir abordé le sujet.
Les Prunes demeureront toujours les catalyseurs de ma passion pour l'underground des 60's!
yeah...
long time no see.
Great info & words from an outworld band.
Keep it up man
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