21/04/10

Les Différents – Il faut que nous soyons différents!


Cet article a été écrit en 2009 et devait originalement être publié dans un fanzine qui n'a jamais vu le jour. Permettez-moi donc de changer le ton habituel de ce blogue, question de jaser des Différents.

Les cheveux longs, chemises à poids, cravates à fleurs, drôles de pantalons… Les Différents avaient tout ce qu’il fallait pour se démarquer de la panoplie de groupes au Québec dans les années 60 – et pour atteindre aujourd’hui le statut de classique du garage québécois. Ils jouaient leurs propres compositions, n’ont enregistré aucune reprise et maîtrisaient l’art du fuzz. Par-dessus tout, Les Différents cherchaient à provoquer, par leur habillement, par leur attitude et avec une musique beaucoup plus dure que la majorité des groupes dans leur genre.

Sur leur seul, unique et extrêmement convoité album, le groupe se décrit ainsi : « Les Différents, ce n’est pas le style de tous les groupes, c’est quelque chose à eux. Ils sont différents non seulement par leurs compositions, mais aussi par leur style, leur genre, leurs manières de s’habiller qui n’est vue que chez eux ». Ils ont du guts. Mis à part Les Sinners et Les Misérables ainsi que certains groupes moins connus qui frappent fort, Les Différents sont parmi les seuls à s’opposer ouvertement à l’industrie de « reprises » et l’achat de composition. Si vous voulez mon avis, Les Différents avaient une attitude très punk, anti-conformiste, choquante et révoltée.

Colorés et pas sympathiques
Issus de trois groupes obscurs (dont un nommé Les Absolu), Les Différents se forment à Chambly, près de Montréal, en 1966, originalement sous le nom Les 4 Différents. Johnny « Blondinette » Whitton (chanteur), Jacques aka « Jimmy » aka « le diplomate des diplomates » Moreau (lead guitare), Richard « le plus grand parmi les plus grands » Trottier (guitare), Jean-Claude « le poète crotté » Durand (basse) et Claude Lamontagne (batterie) – premier membre du fan-club des Différents -, font leur première apparition en public à l’école St-Joseph de Chambly.

Avec leur look extrêmement coloré, plus que mod, presque hippie, ils attirent tout de suite un large public de jeunes révoltés affamés de bruit sauvage. Le meilleur exemple de leur style vestimentaire provocateur demeure le principal outil de propagande qu’ils ont utilisé durant leur carrière: l’affiche de promotion de Disque Monde (image juste en haut). On y voit les 5 Différents, cheveux longs et favoris fournis, dans leurs accoutrements bizarres, affichant une attitude de bad boys rollingstonienne avec des bouilles pas sympathiques, adossés à un mur de pierre. Même qu’un des membres porte… une mini-jupe… et des collants! On dirait presque Robin des Bois! La pochette de leur album montre Les Différents sous un angle semblable, dans tout l’éclat de leurs couleurs, mais avec une pose un peu moins antipathique.

La popularité des Différents se répand comme une traînée de poudre. Dépassant les simples groupes de danse locaux, ils se mettent rapidement à tourner vers Rosemont, Victoriaville et Rimouski, puis vers le Saguenay-Lac-St-Jean, où on les présente comme les « Rolling Stones canadiens » et où ils sont engagés comme orchestre pour quelques tournages de l’émission de télé locale Disques 67. Les Différents se font vite remarquer dans les nouvelles villes qu’ils visitent puisque leur vannette de tournée est peinte de couleurs psychédéliques très voyantes et est agrémentée de deux grosses mains collées de chaque côté qui ballottent dans le vent!

Mais leur passage en cette région ne fait pas que des heureuses. En entrevue, Jacques Moreau, lead guitariste, racontait qu'au Saguenay, Les Différents ont dû se sauver de vieux bonhommes qui venaient les menacer de leur couper les cheveux, ciseaux à la main!

Vedettes des Disques Monde

Au début de 1967, Les Différents contactent Ken Ayoub (celui-là même qui a découvert Les Sultans, entre autres), de la compagnie Disque Monde (l’équivalent francophone des disques Trans-World qui nous ont donné The Haunted, The Rabble, etc). Un contrat est signé et en février ’67 et Les Différents s’enferment au studio Stéréo Sound, à Montréal, trois jours durant, enregistrant leur seul et unique album éponyme (Disque Monde 65001). On dit que 5000 copies sont imprimées. Le succès commercial n’est pas au rendez-vous, mais côté musique… ouch! Ça arrache!

Un débat demeure : le chiffre de 5000 copies est-il exact? Depuis plusieurs années, ce chiffre circule suivi de la mention : « ce qui en fait un des albums les plus rares du Québec ». Pourtant, on sait que le LP des Haunted, par exemple, a été tiré à 1000 copies. Il est très rare, mais on le voit se vendre une fois de temps en temps, ici et là. Celui des Différents, on ne le voit jamais, ou presque. Ce qui me porte à croire que seulement 500 copies auraient pu être imprimées/vendues, et non pas 5000. Peut-être y a-t-il eu erreur dans le chiffre du premier chercheur qui a obtenu cette info?

Morceau par morceau
Reste que l’album Les Différents est aujourd’hui extrêmement recherché par les collectionneurs. C’est une véritable pépite d’or de garage punk québécois, fortement inspiré des Rolling Stones époque 12x5.

Le LP s’ouvre sur Je ne veux plus, une petite perle bien fuzzée et primitive à souhait, qui n’aurait à rougir devant aucune composition de groupes garage américains de l’époque. Elle me rappelle même vaguement Psychotic Reaction des Count Five ou encore certains moments des Seeds. Côté parole, on martèle l’amour déçu sur un ton dur et accusateur : « Je ne veux plus te revoir/Je m’en vais vers un pays noir/J’espère y trouver l’espoir/Je ne veux plus rien savoir/NON! ».

Je ne veux plus


Et comment ont-ils fait pour obtenir ce son fuzzé? Rejoint par téléphone, Jacques Moreau explique qu'il recherchait cette sonorité avant même que les pédales de fuzz n'existe. Comme c'était coutume à l'époque chez les groupes garage, il a entaillé les speakers de son ampli avec une lame de rasoir. Mais Moreau avait une arme de plus: un énorme ampli d'orgue d'église, en bois massif, qu'il poussait au maximum, pour en obtenir une puissante distortion. Et il trainait ce saint-mastodonte dans tous les concerts des Différents!

Classique parmi les classiques, Soyons différents, fut compilée sur Rumble dans les années 90, mais parut originalement en 45 tours, avant la sortie de l’album, couplée à Toutes les filles (Disque Monde 865, 1967), en face B. Véritable « statement » du groupe « Il faut que nous soyons différents » résume l’essence même, le style de vie de la formation – et de tant de jeunes québécois à l’époque -, sur une trame bruyante et fuzzée, parfait petit nugget de garage. Si il fallait un hymne pour la jeunesse québécoise des années 60, Soyons différents ferait extrêmement bien l’affaire.

Soyons différents


Je mentirais si je vous disais que le reste de l’album est à la hauteur de ces deux morceaux bien mordants. Les ingrédients garage sont tous présents : le fuzz revient ici et là (Abandonné), la guitare douze cordes de Richard Trottier ajoute une touche de « jingle-jangle » à la Byrds sur quelques morceaux (Toutes les filles) et l’harmonica de Johnny Witton pimente bien d’autres chansons (La Solitude), qui versent souvent dans le folk électrique/prostest song à la Dylan ou Antoine sur le thème des jeunes révoltés aux cheveux longs (Le Stone). Ça demeure un bon album de garage québécois, mais la recette ne lève pas toujours.

Quelques morceaux des Différents, en vrac


Reste donc la pièce de résistance, Je t’aime, qui ouvre la face B du long-jeu et qui fut compilée sur Québec dans le vent Vol. 1. Je t’aime kicke avec un solo de guitare quasi-psychédélique et se développe sur un beat qui cogne fort, en phase avec le son américain de l’époque. Sommes toutes, elle est excellente et probablement LA meilleure chanson de l’album!

Je t'aime


Un classique à 300$
Les Différents se séparent en 1969. Seul Richard Trottier continue dans le monde de la musique avec les groupes Jimmy and The Four Times et Les Québécois. De leur existence, Les Différents n’ont naturellement pas reçu la reconnaissance qui leur aurait été due. Trop audacieux, provocateurs et en avance sur leur temps, évoluant dans le contexte d’une industrie naissante, assez fermée d’esprit. Le temps aura pourtant donné raison aux Différents, consacrant leur album « mythique » et « classique du garage québécois », faisant baver d’envie des amateurs de garage du monde entier.

Mais, cet album vaut-il vraiment les 300$ généralement demandés pour une copie en état mint? Dur à dire… en fait, je conseillerais fortement à quiconque intéressé par ce long-jeu, de se procurer avant tout une réédition. Ça pourrait aussi bien faire la job!

Les photos parues dans cet article sont une gracieuseté de Denis Lalonde du magasin Le Pick Up à Montréal.

20 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour Félix,tout d'abord,BRAVO, encore une fois,tout un article sur ce groupe mythique du Québec.Il parait que les Différents en spectacle jouaient beaucoup de stock des McCoys des Outsiders et surtout des Rolling Stones.Dans le Rendez-vous 95 de la Sarma on y apprends que c'est l'oncle de Richard Trottier,qui était annonceur a la radio CHRS a Saint-Jean qui les a mis en contacte avec Ken Ayoub,et qu'ils ont eus le champ libre,pour la création de leur disque,chose assez rare dans ce temps la.Réal Trottier l'oncle de Richard,a fait la promotion de leur 45 tour et microsillon pour les autres stations radiophonique du Québec,et qu'a sa sorti le disque a même devancer le Johnny Hallyday 67 dans les ventes,le disque s'est classé en 46e position des meilleurs ventes.Tout nouveau,tout beau,après quelques semaines,il y a eu un essoufflement,et les ventes on drastiquement baissé.La photo recto du Long-jeux,fut prise devant les portes d'une église,qui allait bientôt être démolie.A la salle Rio de Jonquière,lors d'un spectacle,plus de 900 jeunes avaient brisés des vitres pour pouvoir assister a leurs spectacle.Le goupe a souvent servi de première partie a d'autres groupes comme,Les Hou-lops,Les Bel Canto ou Les Sultans,ils ont même fraternisé avec Antoine lors d'une de ces tournée.Le groupe s'est réuni en 1994 pour fraterniser et parler des belles années.Au moment de la publication de la revue de 1995,Richard travaillait dans l'informatique,Jacques Moreau électricien,Jean-Claude Durand camionneur,Johnny Whitton patron dans une usine de tapis pour auto et Claude Lamontagne agent d'assurances.Pour ce qui est du ou des disques des Différents,parce que le 45t Soyons différents vaut 150,00 a lui seul,je trouve que le 33t a 300,00 c'est pas trop cher vu sa rareté et sa qualité.Ce long-jeux a eu droit a quelques réedition dont une faite par Rock-In-Beat records,le disque etait couplé a celui des Napoléons et la réedition était faite a partir de disques vinyle,la meilleur réedition fut faite par, les disques Mérite de Pantis, parce que la on a pris des Master Tape,grosse différence de son.Moi qui suis collectionneur depuis environs 36 ans(J'ai commencé töt)je n'ai jamais vu ni le 33t, ni le 45t,a aucun endroit c'est tout dire sur la rareté des ces disques.Merci pour tous ces articles,qui empëchent tous ces grands groupes Québécois de passer aux oubliettes.Bonne Salutations.StéphaneB.

yeyequebec a dit…

Vraiment bon article Félix. Ton blog devient une référence sur le sujet des groupes québécois, bravo! Je considère le lp des Différents comme un très bon disques québécois. Pas toujours évident à la première écoute, car il est "différent" de ce que l'on peut connaitre des autres groupes québécois. Je me souviens que plusieurs colelctionneurs disait que le disque était rare, mais pas bon! Il faut juger par soit même en se procurant les rééditions comme tu suggères. Mais y'a rien comme écouter un disque dans sa version originale :)

Vente de garage a dit…

Stéphane, merci pour ton commentaire, et, surtout, merci pour cet update d'informations! Je vais essayer de mettre mon article à jour avec ces infos incluses! Les articles de Richard Baillargeon sont d'une richesse incroyable!

Michel, merci, venant de toi, ça me touche vraiment! J'essaie de pas trop me mouiller dans cet article pour la qualité de l'album au complet, je pense aussi que chacun doit juger par soi-même. Mais je partage aussi ton point: y'a rien de mieux que de planter l'aiguille dans la cire originale pour en retirer un max de thrill! haha!

Lg a dit…

Bravo Félix, très bon topo !

J'ai une copie du cd sur Disque Mérite et il me semble que le son n'est pas malade.. ce qui est probablement dû à un mauvais état des bandes.. Par moment on dirait que c'est pris d'une vielle cassette qui 'warp'.

C'est quand même assez pour ce faire une idée du disque qui dans son ensemble est ok ! Certains des compos sont excellentes, mais malheureusement l'exécution des musiciens est souvent approximative.

yeyequebec a dit…

Exécution approximative des musiciens = groupe de garage!!!
En plus...musiciens???!!!
Ce n'est pas à cause que l'on jouent d'un instrument, qu'on est musiciens.
Punk = pas musiciens ;)

StéphaneB. a dit…

Tout a fait d'accord au sujet de la réédition faite par Pantis,c'est pas terrible mais un peu mieux que celle de Rock-In-Beat.En ce qui concerne les musiciens des groupes de garage,faut dire qu'a l'époque on rentrait en studio le matin et le soir même le disque était prêt a être pressé le lendemain,le surlendemain on le mettait sur le marché,et le je parle d'un long-jeu.Rien de comparable avec aujourd'hui,les artiste prennent des fois 1,2 ou même trois ans pour faire un disque.Dans ce temps la il y avait pas des multipistes,t'avais 2 pistes,une pour la musique et l'autre pour les voix,après il y avait un mixage des 2 pistes et puis on ajoutait un peu de reverb,(that's it,That's all).Mais aujour'hui il y a un phénomène qui se passe,La Magie n'est plus la.

Vente de garage a dit…

Ben voilà, c'est un peu ça l'affaire. Stéphane, tu mets le doigt dessus! Y'a cette spontanéité qui s'est perdue, parfois pour le mieux, mais souvent au détriment d'une authenticité musicale. Et c'est précisement cette authenticité que je recherche chez les groupes garage, ce feeling presque live, cette urgence de coucher sur bandes les compositions, souvent naïves, de jeunes musiciens qui, sans vraiment le savoir, écrivaient les premières pages du rock et du punk québécois. C'est la source même de mon intérêt pour la garage québécois. Ça dépasse, c'est racommodé, c'est frippé, c'est déchiré... mais ça fait la job solide! haha!

StéphaneB. a dit…

Et puis en même temps faut dire qu'a l'époque,dans certains Groupes dit de garage,il y avait des musiciens de haut niveau,on a qu'a penser aux Mégatones,Gerry Boulet,Johnny Gravel,Pag,Jean-Clément drouin des Classels,Claude Reid des Sultans qui fut pendant longtemps professeur de guitare a Vincent D'Indy,Denis Forcier,etc,etc,etc.Mais aussi en même temps il y en a qui sonnaient(Broche a Foin),mais ça faisait leurs charme.Les musiciens de studio ici au Québec dans les années 60,on a qu'a penser a l'orchestre de ,Georges Tremblay ou Rod son frère,ou bien l'orchestre de,Roger Gravel ou celui de,Pierre Nolès,quand il jouaient du rock,ou bien du gogo, ou du yéyé ça manquaient de PUNCH.Une chance qu'il y avait les Garage Band pour réveiller tout ça.Bonne Salutations.StéphaneB.

http://lamemoireretrouvee.blogspot.com/

Lg a dit…

Bon.. je vais me reprendre là, sinon je vais avoir l'air d'un amateur de prog..

Je suis tout à fait adepte à l'idée de spontanéité/ enregistrement live en une nuit dans un chalet pis toutes.

En ce qui concerne mes attentes face à un bon 45t/33t garage, j'aime qu'il soit intense (voir Sonics, Mummies). Je trouve que malheureusement l'éxecution sur le long jeu des différents est moins convaincante (exception de Je T'aime et Soyons différents) que sur certains classiques québécois du genre voir le 1er long jeu des Sinners, le 45t They said/born in chicago des 409 ou encore celui des Dabsters 'J'en ai assez'.

Bon je vais me réessayer..

Vente de garage a dit…

BABOOM! On est du même avis!
Merci LG!

yeyequebec a dit…

LG tu as du goût!!! Le 1er Lp des Sinners est un de mes préféré!
Il faut juste pas penser garage = punk tout le temps.
Est-ce que LG = Louis-Guy? Comme Louis-Guy qui trippe sur Billy Childish?

StéphaneB. a dit…

Re-bonjour,je suis tous a fait d'accord avec toi Lg,au sujet du long-jeux des Différents,c'est pas le meilleur disque de groupes Québécois qui existe c'est sur.Pour quelqu'un qui voudrait débuter une collection de disque Garage Québécois,je lui suggérerait plutôt le premier des Lutins les 2 albums des Jaguars ou le premier des Sinners.Si la personne veut faire un investissement a long terme,l'achat du long-jeu des Différents est justifier,parce que sa valeur ne cesse de croître.Mais moi pour le même prix environs,je serai plus tenter par celui des Misérables,un peu moin rare que les Différents,mais a mon goût bien meilleur.Merci et Bonne soirée a vous tous.StéphaneB

Lg a dit…

Yup Michel !

mon trip est passé, maintenant ! mais j'en ai encore des séquelles !!

yeyequebec a dit…

Bien content de te retrouver ici Louis-Guy :) Ça fait longtemps qu'on s'est pas croisé.
À bientôt j'aespère.

Vente de garage a dit…

Ces retrouvailles étaient une présentation de Vente de garage!!
hahaha!

Lg a dit…

Est bonne Félix.. ha ha ha !! L'élite se retrouve dans les Ventes de Garage faut croire !

Vente de garage a dit…

C'est tellement beau comment tu le dis que ça devrait devenir le slogan du blogue! haha!

Simouth a dit…

Je possede l'album en vinyle "Les Differents" Disques du monde Voila 1002 "Still Sealed", vraiment! Parfait etat, les coins et tout... Je collectionne mais pas du tout ce genre (je trippe sur Eric's trip...)

Je ne pense pas qu'il puisse s'agir d'une reedition...

Anyway, je n'y tiens pas mordicus alors s'il s'agit de votre Saint-Graal, faites savoir!

Simon tibouzimou@hotmail.com

Anonyme a dit…

"Lonely Riverman" est très bon, je trouve que ça sonne comme Eric Burden & The Animals.

Anonyme a dit…

Je suis tout à fait d'accord que les Différents n'ont pas été reconnus à la hauteur de leur talent. Je suis l'épouse du bassiste, Jean-Claude Durand, et encore aujourd'hui, il adore la musique et il aura toujours la nostalgie de ces belles années.

Une petite quantité de CD sont sortis, avec la photo identique à leur album. Je crois que s'il y avait eu une publicité à ce moment, il en aurait manqué mais ça ne c'est pas su alors...

Bravo pour ce blog sur les Différents et quel bonheur d'entendre encore parler d'eux...

Louise

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